La Plateforme TRANSCO Paris CDG lance de nouveaux chantiers opérationnels

Jeudi 2 déc 2021 | Transco | 6 min de lecture

Les acteurs de la Plateforme TransCo Paris-CDG se sont réunis le 25 novembre à l’occasion d’un Comité Technique. L’occasion de faire un point sur les actions menées depuis la mise en œuvre opérationnelle de la plateforme (septembre 2021) et de revenir sur les dossiers en cours afin de lever les éventuels freins. Cette rencontre a également permis d’analyser les remontées terrain et d’étudier, avec les membres présents, les solutions opérationnelles possibles.

 

Premier constat : La nécessité d’une mobilisation de l’ensemble des partenaires pour identifier les entreprises en difficulté

L’équipe a débuté la prospection d’entreprises selon différents moyens : prospection téléphonique, participation à des évènements entreprises et opération de mailing. Aujourd’hui, 1 621 entreprises ont été sensibilisées au dispositif, 222 ont été contactées par téléphone et 3 envisagent de déployer le dispositif en leur sein.

Dans un premier temps, la plateforme se focalise sur les entreprises qui décrutent car elles sont au démarrage du processus TransCo ; or celles-ci sont difficilement accessibles. En effet, nous observons que les entreprises qui étaient en difficultés recrutent à nouveau et/ou préfèrent utiliser l’APLD (Activité Partielle de Longue Durée) car elles manquent de visibilité après une reprise d’activité disparate.

La prospection à l’aveugle ne peut pas aboutir rapidement. Ce constat est largement partagé par l’ensemble des membres, notamment les autres plateformes régionales.

Comme indiqué par les représentants de la DRIEETS présents, la montée en puissance du dispositif est lente mais les futures campagnes de communication, notamment celles ciblées vers les entreprises utilisant l’APLD, devraient enclencher des prises de contact. Il est toutefois impératif que les acteurs en contact avec les entreprises remontent les informations concernant celles en difficultés ou qui ont pour projet de déménager avant qu’elles enclenchent d’autres procédures.

Par conséquent, nous allons travailler étroitement avec les conseillers « entreprises en difficultés » des CCI départementales, les équipes des agences de développement économique territoriales et les développeurs du MEDEF afin d’identifier ces sociétés. Les autres représentations syndicales et OPCO ont également un rôle crucial à jouer dans l’identification de ces entreprises ; nous allons donc aller à leurs rencontres pour étudier des voies de collaboration.

Les entreprises qui souhaitent recruter différemment ont conscience de l’intérêt que peut leur apporter ce dispositif. Particulièrement celles qui ont des besoins de recrutement réguliers ou des projets de développement futurs qui vont engendrer des besoins de main d’œuvre.

 

Second constat : Le besoin de communiquer encore massivement sur ce dispositif qui reste peu connu

Le dispositif est encore méconnu par les entreprises qui, face à la multitude de solutions, peuvent se sentir perdues. Il est donc nécessaire de poursuivre nos efforts en matière de communication afin que les entreprises se saisissent de cette opportunité comme elles ont pu le faire avec l’APLD.

La campagne régionale sera relayée sur le territoire et nous allons continuer à développer notre propre campagne de communication avec l’appui des partenaires territoriaux.

Un webinaire territorial sera lancé début 2022 et nous étudions la possibilité d’en organiser un conjointement avec la Plateforme d’Orly pour les entreprises de l’Aéroportuaire, de l’Aérien et de l’Aéronautique.

TransCo doit s’intégrer dans une boite à outils accessible aux entreprises en difficultés et qui doit s’articuler dans un parcours global comprenant d’autres dispositifs tels que l’APLD, ou la Rupture Conventionnelle Collective (RCC).

 

Troisième constat : La lourdeur du parcours TransCo

Nous avons remonté les craintes des entreprises interrogées sur la durée du parcours et leurs difficultés à mobiliser leurs salariés vers la formation. La simplification du parcours est par conséquent primordiale. L’instruction permettant aux entreprises de moins de 300 salariés de se soustraire à l’obligation d’un accord GEPP est encore en cours. Elle devrait grandement simplifier l’entrée de ces entreprises dans le dispositif.

Aussi, pour inciter les salariés à se lancer, des argumentaires mettant l’accent sur la montée en compétence vont être conçus. Pour cela, la plateforme s’appuiera sur les outils développés au niveau régional.

Par ailleurs, le temps d’accompagnement des Conseillers en Evolution Professionnelle (CEP) est trop long pour certaines entreprises et salariés interrogés. Il apparait nécessaire d’adapter le discours en fonction des cas. Ces parcours vont être étudiés à travers une analyse fine des compétences transférables vers d’autres filières. Les autres salariés pourront bénéficier bien entendu d’un accompagnement CEP classique plus long s’il s’agit d’une reconversion en dehors des compétences acquises lors de leur poste actuel. Rappelons que le dispositif TransCo est basé sur le volontariat du salarié qui reste maitre de son désir de reconversion.

Nous allons également œuvrer à optimiser cette durée avec notamment les services de la Cité des Métiers du Grand Roissy-Le Bourget afin de leur permettre notamment de découvrir les métiers identifiés.

 

Plusieurs entreprises que nous avons contactées (dont certaines ont enclenché un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE)) ont confirmé leur intérêt pour le dispositif. Notre territoire a besoin que nous œuvrions collectivement à son déploiement rapide.

 

Mélissa Chollet – Makouche

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